>GRÈVE LE 06 FÉVRIER 2024<

lundi 5 février 2024
par  Snes Mayotte
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Pour l’École publique, un plan d’action dans la durée !

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La journée de grève du 1er février a été une réussite : à l’appel de nos organisations syndicales, des centaines de milliers de collègues se sont mis en grève, des écoles étaient fermées, la grève était majoritaire dans certains collèges et lycées. Les cortèges des manifestations étaient denses, preuve de la force de la mobilisation.

Nos collègues ont clairement exprimé leur attachement à l’École publique. Ils ont aussi dénoncé le mépris de la ministre de l’Éducation mais surtout l’orientation de la politique menée par l’exécutif : absence de revalorisation salariales, choc des savoirs qui symbolise une modèle d’École passéiste et conservateur qui va à l’encontre de l’intérêt des élèves et des personnels. Cet ensemble de mesures est une redoutable remise en cause de la liberté professionnelle des enseignants et va poser les bases d’une École du tri social à l’image des groupes de niveau qui vont contribuer à assigner les élèves à leurs positions sociales et scolaires. mais aussi à exclure des classes les élèves en situation de handicap et les élèves allophones.
Concernant la voie pro, nous demandons au ministère de l’Éducation nationale de reconsidérer la réforme, notamment sur la terminale, afin de construire des enseignements ambitieux pour les élèves.

Nous sommes à un point de bascule pour l’Ecole publique. Cela appelle une réponse forte qui passe par une action dans la durée. Une journée de grève ne suffira pas pour gagner. Aussi, pour défendre l’Ecole publique, exiger l’ouverture de discussions immédiates sur les salaires ainsi que l’abandon des mesures chocs des savoirs, pour des mesures qui améliorent nos conditions de travail (notamment par l’annulation des suppressions de postes et la création des postes nécessaires), nos organisations FSU, UNSA Education, SGEN-CFDT, CGT Educ’action et Sud Education décident de s’inscrire dans un plan d’action dans la durée :
 semaine d’actions du 5 au 9 février (rassemblements à l’occasion des instances départementales et académiques), avec par exemple un temps fort le mardi 6 février selon les contextes,

 lancement d’une pétition intersyndicale pour demander l’abandon des mesures choc des savoirs,

 Nos organisations s’engagent aussi dans la préparation d’un rebond fort et durable de l’action en mars pour le service public d’Education et ses personnels.

L’École publique n’est pas loin de l’effondrement. La colère des personnels est grande. Le premier ministre, s’il ne prenait pas la mesure de la gravité de la situation en y apportant des réponses immédiates, porterait alors une immense responsabilité dans l’aggravation de la crise que traverse l’Ecole publique et ses personnels.

A Paris, le 4 février 2024

Pour gagner, on continue : en grève le 6 février !

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Après la réussite de la journée de grève du 1er février, nos organisations SNES-FSU, CGT Educ’action et SUD éducation appellent à la grève le mardi 6 février.

Oui au choc des salaires….
Le 1er février, les personnels ont largement dénoncé le mépris de la ministre pour l’École publique mais aussi les politiques qui organisent une forme de séparatisme scolaire et social. Ils ont réaffirmé leur attachement à l’Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire. C’est aussi la politique menée par Amélie Oudéa-Castéra et Gabriel Attal qui suscite une grand colère chez les personnels. Le dossier des salaires ne peut pas être clos : les mesures prises ne permettent même pas un rattrapage des pertes de ces dernières années. Le pacte n’est pas de la revalorisation, mais une charge de travail supplémentaire et une attaque contre notre statut.

Non au choc des savoirs !
Le choc des savoirs dessine les contours d’une École passéiste et conservatrice. A travers les groupes de niveaux, c’est l’École du tri social qui se met en place. Nous n’avons pas choisi ce métier pour trier les élèves, mettre à l’écart les élèves les plus en difficultés, voire même les élèves en situation de handicap ou allophones ! La mise en place des groupes de niveaux à marche forcée destabilise aussi les collèges : quoi qu’en dise la ministre, il y a bien des suppressions de dédoublements, d’options pour financer ce dispositif pourtant largement rejeté par les personnels sur le terrain. Cette mise en place à marche forcée est d’une grande violence pour nos collègues qui voient leur identité professionnelle niée.

La colère est grande chez les personnels. Après une première journée réussie, pour gagner, il faut continuer l’action et amplifier le rapport de force ! Le SNES-FSU, la CGT Educ’action et SUD éducation appellent à poursuivre et amplifier rapidement la mobilisation pour nos salaires et pour l’abandon des contre-réformes de tri social du collège et des lycées comme les mesures choc des savoirs : soyons nombreuses et nombreux en grève le mardi 6 février.

A Paris, le 4 février 2024


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